COURS N°19: L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR


  • ESSAI N°1! — essayez de le boucler avant… mardi prochain. 
  • CONJUGAISON: continuer à travailler le verbe FAIRE à tous les temps 
    • Continuez à utiliser Verb2verb pour la révision ICI et pour l'entraînement ICI
  • VOCABULAIRE: connaître par coeur celui des deux cours précédents
    • Lire attentivement et SYNTHÉTISER PAR ÉCRIT la LEÇON ci-dessous, afin de pouvoir présenter succinctement l'enseignement supérieur en France.
      • merci de taper et d'imprimer cette synthèse, que je ramasserai!
    • Regarder attentivement chacune des courtes vidéos et réfléchir aux questions proposées. 
    *

    PRÉLUDE: 
    L'AMBIANCE "CLASSE PRÉPA"

    Extrait: bande annonce du film "Le plus Bel Age" ((Didier Haudepin, 1995)

    EXERCICE: 
    • Dans cet extrait, un professeur de classe préparatoire littéraire "annonce la couleur" aux élèves, pendant le premier cours. 
      • TRANSCRIVEZ la vidéo ci-dessus
      • Que pensez-vous de ce "discours d'accueil"? Quelle est sa fonction, à votre avis? 

    I) LEÇON: L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR EN FRANCE

    En France, l’enseignement supérieur est caractérisé par une séparation entre:
    • Les universités, ouvertes à tous (l'accès au premier cycle d'études supérieures des universités est automatique pour tous les bacheliers : 98 % des bacheliers généraux, 90 % des bacheliers technologiques et 45 % des bacheliers professionnels poursuivent leurs études dans le supérieur).
    • Le système des « Grandes Ecoles », qui recrutent les étudiants par concours, au terme d'une préparation de deux ou trois ans dans les CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, ou "classes prépas").


    A) LES UNIVERSITÉS
    Les formations de l’enseignement supérieur universitaire sont découpées en trois cycles :
    • Le premier cycle de trois ans est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat (sauf certaines formations pouvant sélectionner les étudiants, notamment en médecine). Diplôme : la Licence, diplôme généraliste s’obtenant après trois années d’études (bac + 3 ; équivalent : BA)
    • Le deuxième cycle dure deux ans, il peut y avoir une sélection des étudiants sur concours ou sur dossier. Diplôme : le Master , qui conclut deux années d’études après la licence (bac + 5 ; équivalent : Master’s degree)
    • Le troisième cycle correspond à la formation doctorale. Diplôme : le Doctorat, après un travail de recherche (une thèse) durant généralement trois ans (bac + 8 ; équivalent : PhD).
    • Ces diplômes sont délivrés dans tous les domaines (Sciences, Lettres, Droit, Économie, Langues, Arts, Management, Sciences humaines… ).

    B) CLASSES PRÉPAS ET GRANDES ÉCOLES
    Les Grandes Ecoles, très prestigieuses et très sélectives, sont communément surnommées "la voie royale" pour accéder aux métiers les plus prestigieux et aux plus hautes fonctions de l'état. La compétition pour y entrer est féroce:
    • Il faut d'abord être admis en Classe Prépatoire (grâce à un excellent dossier scolaire), dans l'un des rares lycées français qui proposent cette filière.
    • Ensuite, il faut réussir les concours d'admission, très difficiles car les candidats sont nombreux (plusieurs milliers pour chaque école), et les places très rares (quelques dizaines).
    1) Les CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, ou "classes prépa")
    • Les classes préparatoires aux grandes écoles préparent, en 2 ans, les étudiants aux concours d'entrée dans les grandes écoles et les écoles d'ingénieurs.
    • Ces classes, situées dans certains lycées (les plus prestigieux), sont accessibles avec un baccalauréat ou un niveau équivalent, après acceptation du dossier par le chef d'établissement.
    • Les CPGE ont pour fonction d'accroître le niveau des connaissances des bacheliers dans différents champs disciplinaires de manière à les rendre aptes à suivre une formation en grande école.
    • Les classes préparatoires aux grandes écoles sont réparties en trois catégories :
      • Les classes préparatoires économiques et commerciales (cursus polyvalent : mathématiques, économie, langues vivantes étrangères, histoire, culture générale).
        • Grandes écoles concernées: ENS Cachan, etc.
      • Les classes préparatoires littéraires. Elles préparent aux concours des écoles normales supérieures (Ulm, Lyon, Cachan), de l'école nationale des chartes, des écoles supérieures de commerce et de gestion et des instituts d'études politiques.
        • Les classes préparatoires scientifiques. Elles préparent aux concours des écoles d'ingénieurs, des écoles normales supérieures et des écoles nationales agronomiques ou vétérinaires, etc.
      • Au terme de ces formations, les étudiants qui n'intègrent pas une grande école reçoivent des "équivalences", qui leur permettent de poursuivre leurs études à l'université sans avoir à recommencer depuis le début.

      2) LES GRANDES ÉCOLES
      • Selon la définition du ministère de l'éducation nationale français, une grande école est un « établissement d’enseignement supérieur qui recrute ses élèves par concours et assure des formations de haut niveau ».
      • L'expression grande école désigne traditionnellement un petit nombre d'écoles de la fonction publique de haut niveau destinées à former et à recruter par un concours national public les hauts fonctionnaires membres des grands corps de l'État.
      • Les premières grandes écoles ont été créées par l'État au milieu du XVIIIe siècle, dans le but de fournir les cadres techniques et militaires des grands corps de l'État: les Forces armées françaises, le corps des Mines, des Eaux et des forêts, de l'Administration centrale, des Ponts et chaussées, de l'Agriculture, des Ports et arsenaux, de la Science vétérinaire, de l'Enseignement, etc.
      • Le "nec plus ultra" des Grandes Ecoles: L'Ecole Normale Supérieure
        • Lire une présentation détaillée ICI 
        • Le grand intérêt d'intégrer une ENS, outre le prestige social associé, est que l'on devient automatiquement fonctionnaire et que l'on reçoit un salaire mensuel pendant les quatre ans que durent la scolarité. Un élève de l’Ecole Normale Supérieure touche 1300 € par mois. De son côté, un élève de Polytechnique perçoit une solde d’environ 700 € par mois. (pour en savoir plus, cliquer ICI)

      Schéma: Les principales filières de l’enseignement supérieur français


      II) GROS PLAN: LES CPGE DU LYCÉE LAKANAL  
      (Reportage "Envoyé Spécial", France 2, 2009; par Frédérique Lantieri, Patrice Lorton, Mathieu Dreujou, Emmanuel Beke, Patrice Abondance, Jean-Claude Bequet)

      Dans ce reportage consacré aux Classes Préparatoires du lycée Lakanal (dans la ville de Sceaux, près de Paris), les journalistes ont suivi certains étudiants de première et de deuxième année pendant l'année scolaire 2008-2009.

      Question: 
      dans les vidéos ci-dessous, tentez de définir avec plus de précision quel type de classe prépa suivent les élèves de "première année" et de "deuxième année".

      Vidéo n°1: la charge de travail (septembre)
      Question: si vous comparez la vie de ces étudiants à votre première année d'université, quelles sont les différences les plus frappantes? 



      Transcription:
      Journaliste : Dès la rentrée, les “première année” sont affranchis. Un peu comme en terminale, ils enchaînent les cours de physique-chimie, de biologie, de mathématiques. Mais il y a une différence de taille : la densité des cours. Tout ce qui est vu en classe est considéré comme acquis, les professeurs ne reviennent jamais sur un chapitre : le programme est trop vaste. Difficile de suivre. Manon, comme ses camarades, accuse un premier choc. Elle qui a toujours eu des facilités en classe découvre qu’elle n’est pas au niveau.
      Manon : « Tout le monde le dit euh, qu’en prépa enfin on va se casser la gueule, qu’on va avoir l’impression enfin d’être des nuls euh, d’être… enfin… ouais, d’être vraiment bêtes quoi ! Ben c’est un peu ce qui se passe des fois, mais euh ça va quoi. »
      —J’peux t’emprunter ton livre d’anglais ou pas ?
      — Mmmmoui bah, fais toi plaisir.
      — Bon j’vais m’faire plaisir, j’vais réviser mon quatrième chapitre. Non mais attend, [il] y a au moins mille mots là-dedans encore !
      Journaliste : La solution pour ne pas perdre pied : revoir seul chaque leçon. Trente-trois heures de cours, quatre heures de travail tous les soirs. Les journées sont interminables, et s’étirent jusqu’au milieu de la nuit.

      *

      Vidéo n°2: le système de notation (octobre)
      Question : A votre avis, pourquoi les moyennes sont-elles aussi basses ? 


      Transcription:
      Journaliste : Les “première année” ont du mal à tenir la cadence, et à se faire au système de notation des professeurs.
      Journaliste: Les notes, ça n’a plus rien à voir avec les notes que vous aviez en terminale ?
      Manon : Non (Rires) On divise par deux ! On divise par deux, et t’as neuf [sur vingt], t’es content, hein ! Ouuuh, j’ai eu neuf !
      Journaliste : Alors vous êtes pas découragées par vos premières notes ?
      Élève : Non, ben il faut pas, parce que si on se laisse décourager par un cinq en maths, on va pas aller jusqu’au bout hein !
      Journaliste : Tu as eu cinq en maths ?
      Élève : Au premier devoir, cinq et demi, mais je me disais que la moyenne c’était de quatre, ou un truc comme ça, donc c’est déjà pas mal !
      Journaliste : Dégringoler de premier à dernier de la classe, c’est certainement l’adaptation la plus difficile. Confrontés désormais aux meilleurs élèves de France, ils n’ont plus la moyenne, et doivent admettre cette nouvelle échelle de notes.
      Journaliste : J’ai l’impression que les mauvaises notes, ça fait un peu partie du jeu quand même, non ?
      Élève : ça fait forcément partie du jeu. Parce que on est notés comme au concours, bon là encore ils devaient être un peu plus sympas. Donc euh voilà, c’est noté niveau concours, donc c’est sûr que quand on arrive en première année, on sort du bac où ben c’était encore assez mignon, là on arrive : plancher trois heures et demie sur un thème où on a trois ou quatre mots heu… pffff ! Forcément la première fois, bon ben voilà quoi
      Journaliste : Et c’est parti pour le DS de biologie [DS ou DST : Devoir Sur Table, tous les samedis matins].
      Prof : Personne ne sort les deux premières heures, si vous avez besoin d’aller aux toilettes vous vous débrouillez, vous attendez au moins deux heures. D’accord ? 
      Journaliste : Monsieur Martin, professeur de Sciences sociales des « Deuxième année », a lui aussi dans sa jeunesse enchaîné les concours. Aujourd’hui il le reconnaît : il note bas, mais affirme-t-il, il n’a pas le choix. Et il justifie ce système à la française.
      M. Martin : Notre référentiel, c’est celui qui est mis en œuvre par les Ecoles Normales Supérieures, qui notent de façon souvent inadaptée avec des moyennes très basses. L’an dernier en Sciences Sociales, la moyenne du concours était de six et demi ! Et quand on rencontre les membres du jury comme on l’a fait en décembre, on crie très fort, en disant c’est scandaleux d’avoir des moyennes comme ça, c’est pas normal ! Nous, on doit transposer dans nos classes, c’est-à-dire que moi je veux pas mettre quinze à un élève qui aura huit au concours. Mais je reste partisan des concours anonymes, nationaux, où malgré leurs imperfections, on gomme la subjectivité et l’inégalité finalement.
      Journaliste : Une sélection par concours, qui serait plus égalitaire qu’une sélection par dossiers, c’est l’autre credo des classes prépas.

      *

      Vidéo N°3: La pression (décembre)
      Question: Qu'est-ce qu'un concours blanc?



      Transcription:
      Journaliste : Décembre. Les deux semaines qui s’annoncent vont être rudes pour les « deuxième année. » Concours blanc dans toutes les matières, et dans les mêmes conditions que dans les vrais concours de fin d’année.
      — Dans l’idéal, c’est quoi le concours que tu préfèrerais avoir ?
      Roy : Bah, Ulm. Parce que on… enfin… notre planning, notre programme, tout est calé sur le concours de la rue d’Ulm.
      Journaliste : Ce qu’on appelle communément la rue d’Ulm, c’est la prestigieuse Ecole Normale Supérieure, le nec plus ultra des grandes écoles françaises.
      —T’aimerais faire quoi plus tard ?
      Roy : Je voudrais… dans l’idéal je voudrais être haut fonctionnaire.
      Journaliste : Première épreuve : histoire, avec Mme Caire.
      Mme Caire : Il y a deux sujets avec chronologie. L’Islam dans le monde au XXe siècle, sujet qui est tombé à l’oral deux années de suite. Et l’autre sujet : les années soixante : années heureuses ? Voilà. Donc vous avez six heures.
      Journaliste : Puis ce sera maths, philo, français, économie. Pour cette section, l’enseignement est très généraliste, et les concours nombreux. Ces étudiants n’ont pas encore choisi de métier, ils iront là où ils seront reçus, avec l’assurance d’un débouché et l’ambition d’appartenir à l’élite de la nation. En France, les prépas et les grandes écoles sont la voie royale pour faire partie de cette caste.
      — Est-ce que t’as pas l’impression que tu es dans la reproduction des élites ?
      Laure : hum ! C’est… enfin c’est complexe, forcément, parce que effectivement on tend à faire de nous des personnes capables de prendre en main une entreprise, un gouvernement, enfin euh… parce que cette capacité de synthèse on l’a acquise, on l’a mise en pratique, on l’a travaillée, donc effectivement pour une part on deviendra… voilà… des élites… on est content après ça… enfin après avoir dit ça, moi ça me fait absolument rien, mais…
      — Donc c’est plutôt exaltant ?
      — Euuuh… oui ! Les jours où c’est pas trop pesant, oui.
      Journaliste : Malgré leurs efforts, les « première année » ont du mal à décoller. Rendu d’un DS de chimie.
      Prof : C’est pas bon du tout ! Alors ce n’est qu’un accident, on est d’accord ? Il faut absolument que vous retravailliez comme il faut tout votre cours, hein. Et j’attends de vous que vous mettiez un bon coup de collier là. D’accord ?
      —Neuf virgule sept !
      — Sept.
      Manon : Sept. J’suis vingt et unième.
      — Euuuuh, c’est-à-dire que j’ai eu un et demi.
      Journaliste : Pour certains, il y a une bonne surprise.
      Matthieu : Putain !
      Camarade : ben tu vois, t’as pas eu cinq !
      Matthieu : Ah non mais attends, ce soir on sort le champagne, hein ! Dix virgule cinq. Putain, je m’y attendais vraiment pas là, sur ce coup euuuh. Ah j’en ai même la larme à l’œil !
      Journaliste : Une larme pour un dix et demi sur vingt, l’émotion de Matthieu révèle l’état de tension dans lequel il est plongé depuis le début de l’année. 

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      Vidéo n°4: "Le goût de l'effort" (décembre)
      Question: que pensez-vous de cette vision de l'enseignement? Quelles objections pourrait-on opposer au propos de Mme Caire?



      Transcription:
      Journaliste : Toutes les vacances de Noel, Mme Caire corrige le concours blanc. Comme ses collègues de prépa, elle est agrégée, et depuis vingt-six ans, elle est professeure dans cette filière. Elle en a vu des déceptions, des échecs, des réussites souvent. Selon elle, le jeu en vaut la chandelle, les prépas offrent une bonne formation.
      — Qu’est-ce qui justifie qu’on demande à des jeunes une telle masse de travail ?
      Mme Caire : Ben écoutez il y a deux réponses possibles. On peut vous dire : rien. Ça heuuu… moi… j’appartiens à une génération qui pense qu’en fait, le goût de l’effort s’apprend, et qu’ensuite c’est payant à vie. On est aussi dans une société où on parle beaucoup à tort et à travers souvent de respect, et je pense que le plus grand respect qu’on doive à un adolescent, c’est justement de lui montrer … de lui apprendre à être exigeant. A être exigeant avec lui, et à être exigeant par rapport justement à ses possibilités et à ce qu’il peut faire. Ce sont des choses auxquelles je crois, et je pense qu’en fait mes collègues partagent ces convictions.

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      Vidéo n°5: Admissible (juin)
      Question: expliquer ce que représente l'admissibilité?



      Transcription:
      Journaliste : Pour les « deuxième année », les résultats au concours sont tombés. Ceux qui ont réussi les écrits sont admis à passer les oraux dans quelques jours. Et c’est reparti pour les révisions.
      — Qu’est-ce que tu fais alors ?
      Laure : Je viens de tirer un sujet pour passer une colle d’économie. Maintenant, oraux intensivement pour préparer les écoles où on a été admissibles, donc comme j’ai été admissible à pas mal de choses, faut que je bosse encore.
      Journaliste : T’as été admissible à quoi alors ?
      Laure : Euuh… aux quatre écoles principales, les ENS que j’ai préparées, donc maintenant il faut transformer l’essai, c’est que la première étape.
      Journaliste : T’es contente ?
      Laure : Oh ben oui , ça… !
      Journaliste : En clair, elle a été admissible partout, et notamment à Ulm, la prestigieuse école de Normale Sup. Roy, lui, a été admissible à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, en économie.
      Roy : Hier soir je me suis reposé, enfin j’ai fait un peu la fête ouais, champagne quand même pour célébrer ça, et puis euh… en fait hier soir c’était le moment de profiter de l’admissibilité à Cachan, et puis ce matin c’était reparti pour euh… pour travailler finalement.

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      Vidéo n°6: Les résultats du Concours de "Normale Sup" (Rue d'Ulm) (Juillet)
      Question: décrivez le cérémonial de l'annonce des résultats. Essayez de vous mettre à la place de l'un des étudiants présents, qui apprend son échec au concours. 



      Transcription:
      Journaliste : [Résultats] définitifs des reçus à l’Ecole.
      Président du Jury : Je vais procéder à cette lecture par ordre alphabétique.
      Journaliste : Vingt cinq lauréats seulement pour toute la France. Laure Voileau n’est pas là. L’année dernière, elle avait subi l’échec. Trop émotive, elle n’a pas voulu revivre cette épreuve. Ce n’est qu’en fin d’après-midi qu’elle vient vérifier seule la présence de son nom sur la liste.
      Laure : J’ai le sourire qui reste accroché aux oreilles … alors là… Il va y rester un petit moment je pense.
      Journaliste : Alors, le bilan de ces trois années de BL ?
      Laure : Bah pfffff… ça a pas été toujours facile, en particulier au début de cette année, mais euh… mais voilà enfin on termine sur une franchement jolie note, donc euuh… donc là c’est super.
      Journaliste : Sandra a réussi le Celsa, Roy lui intègre l’école normale supérieure de Cachan. Pour eux tout finit bien mais ils l’admettent, il faut un profil particulier pour suivre une classe préparatoire.
      Roy : Moi je le conseillerais à des gens qui ont vraiment envie de travailler et qui surtout prennent du plaisir, enfin… oui c’est ça, qui prennent du plaisir à travailler, parce que enfin… il est, enfin… il est clair que quelqu’un pour qui c’est une corvée d’aller au lycée en terminale, enfin… ici ça va être la catastrophe quoi. Nous la chose qui nous a permis de tenir pendant trois ans c’est qu’on prenait du plaisir à faire ce qu’on faisait. Maintenant ma vie normale va recommencer.
      Journaliste : Travail, stress, échec, solidarité aussi, réussite parfois, la prépa ce n’est pas facile à vivre. Pourtant les anciens élèves ne regrettent pas d’y être passés, mais ils le reconnaissent des années plus tard.